Opinion des Membres

Monsieur le Président de l’AMOE, Dr Alain Demers,

 

En politique le hasard n’existe pas!

 

N’importe ce qui arrive en politique, vous pouvez parier que justement comme ça tout a été planifié et de longue date!

Arrivant au Canada le 11 juillet 1983, comme immigrant reçu avec profession envisagée de chirurgien orthopédiste et avec un Certificat de sélection du Gouvernement du Québec, j’ai finalement et péniblement réussi à obtenir un internat rotatoire à l’Université de Sherbrooke.

Pour ce privilège, j’ai été en 1985/86 dans la première génération de médecins pseudo-démocratiquement conscrit pour travailler obligatoirement 3 ans dans les régions éloignées.

Après 3 ans, la durée de conscription pour les finissants a augmenté à 10 ans, par la suite à 20 ans et maintenant à 35 ans. Rien d’ étonnant!

N’importe quel parti politique au pouvoir, rien n’a changé dans l’approche sournoise de conscription. Depuis le ministère de Thérèse Lavoie-Roux, via Lucien Bouchard et jusqu’à maintenant… c’était comme ça programmé depuis plusieurs décennies.

Vous vous posez la question si la démocratie existe encore au Canada?

Je dois vous décevoir, car le Canada est un pays pseudo-démocratique royal avec les barons noirs assis au sommet des obédiences secrètes, dont la population générale s’en doute inconsciemment ou vaguement.

La population générale, y compris médicale, a peur et se sent impuissante face à cette corruption généralisée reliée avec d’autres structures pyramidales, dont la profondeur est incommensurable.

Ce sont eux qui dirigent fermement le pays s’appuyant sur le slogan de société de droit et non de justice sur plusieurs paliers.

Ce sont les assureurs qui ont fait la mainmise sur le fonctionnement de la médecine… et encombre administrativement les bureaux de médecins.

Ce sont les hommes d’affaire et employeurs avides qui dans leur but d’efficience traitent les médecins: « Qu’ils ont un problème entre les oreilles »…

Le 16 décembre 2014, j’achève mes 66 ans. J’ai fini mes études en médecine en Slovaquie natale en 1972.

Ici au Québec, j’ai « rajeuni » mon ancienneté comme ancien spécialiste en chirurgie pour une licence en 1986 comme médecin de famille sous la conscription gouvernementale soi-disant temporaire.

Donc, après 28 ans de pratique au Canada et il ne me reste que 7 ans de conscription pour peut-être à 73 ans pouvoir être libéré de cette « nouvelle » obligation du gouvernement du Québec…

Je vous assure, Monsieur le Président, que je m’ai jamais vu pareil dans le monde et je dois sérieusement reprendre des études pour approfondir mes connaissances concernant les conditions de médecins dans les 91 pays du monde où j’avais la possibilité de fonctionner. Certes, il existe de « camps  de travail ou de réhabilitation » dans le monde où ils ont besoin de médecins « politiquement incorrects »…

Cela veut dire que la démarche du ministre de santé actuel me force à remettre en question la fin de ma carrière médicale sous l’égide de la RAMQ.

En conclusion, je répète, qu’en politique le hasard n’existe pas! N’importe ce qui arrive en politique, vous pouvez parier que justement comme ça tout a été planifié et de longue date! Surtout si la population s’incline et accepte l’inacceptable, car la fourberie politique ne connaît pas de limite!

Si les médecins d’aujourd’hui acceptent cette approche actuelle projetée par le ministre en poste, car la peur paralyse, ils prendrons la responsabilité de conséquences dans l’avenir…, car la Respons(e) – (H)abilité veut dire d’avoir une habilité répondre à tout ce qui les concerne.

 

Confraternellement

 

Dr Jan Spacek, médecin de famille, lic 86-633